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samedi 25 mai 2019 à 9h

2 parties : 1 2

Le 25 mai à Amiens : « On vient chez toi ! ». Prenons la ville à Macron

À Paris, acte après acte et d'ultimatum en ultimatum, il devient de plus en plus difficile d'approcher les lieux stratégiques.
Au fond, même si on s'est bien amusés depuis, nous ne sommes jamais arrivés aussi près de l'Élysée que le 17 novembre. Puisqu'on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens.

Amiens, sa cathédrale, sa fameuse charte, ses hortillonnages, sa « Providence », son illustre confiserie, et bientôt son océan de GJ ! Plus que jamais Macron fait comme si les GJ n'existaient pas au motif que la vraie politique se fait à la télé, dans les meetings, les ministères et les partis, et finalement, pour tout un chacun, seul dans l'isolement d'un isoloir. Mais les GJ ont justement montré qu'agir politiquement, c'est d'abord investir l'espace public par milliers en chantant, en riant, en marchant, en courant, en se battant, en construisant sur les ronds-points.

Le 25 mai se termine la campagne pour les élections européennes, censées mettre un terme « légitime » à la révolte des derniers mois. C'est donc ce jour-là qu'il nous faut montrer que le bouleversement que nous portons ne rentre dans aucune urne. Que nous sommes plus nombreux, plus joyeux et plus déterminés que jamais. Que le temps, loin d'être une arme contre nous, est notre allié.
Amiens, la ville de Macron, a l'honneur de se situer au beau milieu de plusieurs départements fortement GJ.

La veille des élections européennes, le 25 mai, faites tourner le mot : on prend la ville à Macron.

RDV 9h devant la gare d'Amiens pour le début de la journée.

Page Facebook

Organisé par Les réfractaires du 80 et Les gilets jaunes

Source : https://www.facebook.com/events/2704836138553…
Source : message reçu le 5 mai 23h


Communiqué unitaire

Signataires : AL Amiens, CGT 80, E! 80, FSU 80, LDH, LFI Amiens, PCF Amiens, PG 80, Picardie debout, POI 80, Solidaires 80, Sud Education 80, UNEF Amiens.

Nous, organisations politiques, syndicales et associatives signataires de ce communiqué, apportons notre soutien à Mélanie, gilet jaune amiénoise membre des « Réfractaires du 80 », matraquée « gratuitement » par un membre des forces de l'ordre lors de l'acte 23 sur Paris, alors même que le cortège dans lequel elle se trouvait se dirigeait dans le sens inverse des forces de l'ordre - elle a donc été frappée en étant dos à son agresseur.

Les conditions sécuritaires de déroulement des manifestations sont de plus en plus révoltantes, notamment depuis l'adoption de la loi « anti-manifestant.e.s ». Derniers en date après les interdictions de manifester, la présence de drones, ou encore de chiens : le retour des brigades volantes - anciennement appelées Voltigeurs, à l'origine notamment de la mort de Malik Oussekine - que l'on a pu apercevoir « défilants » sur les places publiques lors des derniers actes de la contestation.

Conséquences de ces nouvelles formes d' « encadrement » : une explosion des blessé.e.s et mutilé.e.s, que l'on peine à dénombrer tant les « bavures » sont nombreuses lors des missions de « maintien de l'ordre ». Au 23 avril étaient recensés 690 signalements de violences, 260 blessures à la tête, 23 éborgné.e.s et 5 mains arrachées ; 79 journalistes ont été victimes de violences lors des manifestations, ainsi que 30 médics-secouristes et 25 passant.e.s. Le silence étatique et médiatique est assourdissant.

Nous nous indignons une fois de plus face à la multiplication et, surtout, à la banalisation de ces violences policières, seules réponses d'un gouvernement ayant perdu toute légitimité à gouverner depuis maintenant plusieurs mois, refusant toute autre réaction face aux exigences de justice sociale, fiscale et environnementale.

Les annonces faisant suite au « grand débat national » - qui n'avait de grand que le nom - ne sauront calmer les colères populaires, tant les réponses proposées poursuivent la voie antisociale conduite depuis le début du quinquennat ; elles ne sont que le prolongement d'un programme rejeté par la rue depuis novembre dernier. Le cap politique est maintenu, malgré le désaccord encore exprimé par une grosse majorité de la population.

Face à cette situation nous exigeons :

- La démission de Christophe Castaner ministre de l'Intérieur, la démission de Didier Lallement préfet de Paris, ainsi que de tous les préfets à l'origine des consignes ayant causé des blessures lors des manifestations depuis le 17 novembre

- L'interdiction de l'usage du LBD et de tous types de grenades par les forces de l'ordre partout sur le territoire

- Le retrait de la loi « anti-manifestant.e.s »

Nous réaffirmons notre soutien au mouvement des gilets jaunes et à toutes les luttes en cours qui, malgré les répressions et le climat menaçant, continuent de lutter pour un avenir plus juste pour toutes et tous.

Nous appelons à rejoindre les actions « gilets jaunes » proposées localement, et notamment, à prendre part à la journée d'appel sur Amiens « Macron, on vient te chercher chez toi », le samedi 25 mai prochain.

Attaché.e.s aux services publics pour tou.te.s, nous appelons enfin à participer à la journée de défense de la fonction publique ce jeudi 9 mai.

Amiens, le 6 mai 2019

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